le printemps interdit

Le 16 mars 20h, après bien des tergiversations, la décision tombe :
vous devez rester confinés.
« Du jour au lendemain, notre vie quotidienne est devenue singulière, étrange et incompréhensible » notait l’écrivain italien Roberto Ferrucci dans un article du Monde.
Tout s’est arrêté. Il faut s’asseoir, ne plus bouger, d’un coup, le manège a cessé de tourner. Dans cette situation de confinement, certains sont privilégiés. Nous en sommes : maison, jardin, campagne constituent mon environnement. Brusquement… l’impression de se trouver dans un monde ancien, figé, hors du temps. Comme si l’on se plaçait dans un cocon coupé du monde et de ses soubresauts, dans une bulle, celle du chez soi et de son jardin
Simple exercice photographique dans un premier temps, cette narration, au fil des jours est venue documenter ce vécu particulier, le nôtre, dans un espace contraint. Elle rassemble des fragments du quotidien, des fragments d’une nature incertaine, des flashs furtifs,
des sensations passagères sans doute plus chargées d’émotions que de réalité. Elle reflète notre relation avec le monde environnant depuis nos explorations de l’intérieur de notre jardin ou de notre fenêtre.
Dans cette série, nous partageons notre regard sur la nature, l’éphémère, la lumière et sans doute le temps qui passe. Ici des fragments de vie sont mis en scène de manière suffisamment imprécise pour que chacun soit libre d’interpréter et d’inventer un
récit qui dialoguerait avec son histoire intime.

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